Résumé (Anglais ou Néerlandais)
Le problème de surconsommation de somnifères (benzodiazépines) en Belgique est bien connu et une grande partie des personnes concernées en consomment quotidiennement. Cette surconsommation est inquiétante parce qu’elle est associée à des complications médicales potentiellement graves et à des coûts élevés pour la société (coûts liés aux interventions des services de santé, à la perte de productivité, à la réduction de l’espérance de vie, ainsi que des coûts non financiers, comme la perte de qualité de vie). En Belgique, la délivrance de benzodiazépines est soumise à prescription et les patients doivent donc consulter un médecin, généralement leur médecin traitant, pour les obtenir. Même si les médecins généralistes sont conscients du problème, ils rencontrent souvent des problèmes pour motiver leur patients d’entamer une démarche d’arrêt des somnifères. Le but de cette étude est de comparer deux stratégies d’accompagnement des patients, toutes deux gérées par les médecins généralistes. Elles seront comparées chez des patients qui prennent journellement des benzodiazépines depuis au moins six mois. La première stratégie correspond à l’accompagnement classique, qui débute généralement par un conseil d’arrêt de traitement, tandis que la seconde est un module « mixte » où les consultations auprès du médecin généraliste sont combinées avec de l’auto-apprentissage par le patient via un site web. Une étude antérieure suggère en effet qu’un tel module « mixte » produit de meilleurs résultats qu’un simple conseil.
| Résumé des résultats (langage non scientifique) |
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Ce projet a permis de déterminer si les soins mixtes c’est -à-dire recevoir un accès à une plateforme en ligne avec des informations, conseils et de l’aide en plus des consultations avec le médecin traitant) sont plus efficaces que les soins habituels (seulement les consultations avec le médecin traitant), pour l'arrêt de l'utilisation à long terme de médicaments pour le sommeil/dormir (benzodiazépines ou apparentés) dans le cadre des soins de première ligne. Les soins mixtes différaient des soins habituels en offrant aux médecins généralistes et aux patients la possibilité de travailler avec un programme interactif d'apprentissage en ligne. Ce programme était basé sur la thérapie cognitivo-comportementale de l'insomnie (TCCi), qui est une approche psychothérapeutique du traitement de l'insomnie. L'étude a comparé les soins mixtes et les soins habituels dans un contexte réel, plus spécifique en médecine générale. Les médecins généralistes, et via ceux-ci leurs patients, ont été placés dans l'un des deux groupes, ayant accès ou non au programme interactif d'apprentissage en ligne. La réussite du traitement (soins mixtes ou soins habituels) a été déterminée par le nombre de patients ayant cessé de prendre des somnifères un an après le début de leur traitement. Les patients utilisant des médicaments pour le sommeil depuis au moins six mois sur une base quotidienne pouvaient participer à l'étude. Entre le 23 mai et le 20 décembre 2019, 1814 personnes ont été sélectionnées pour participer, dont 50% étaient éligibles et ont accepté de participer. 99 médecins généralistes ont été affectés au hasard à l'une des deux stratégies d’arrêt des médicaments pour dormir, et ont inclus au total 916 patients . Le fait que les patients aient réussi à arrêter de prendre leurs médicaments pour le sommeil a été évalué en interrogeant les patients et les médecins généralistes, et en testant si ces médicaments étaient présents dans leurs urines. Les patients ont été suivis pendant un an, au cours duquel ils ont fourni trois échantillons. Les résultats des échantillons d'urine prélevés à un an ont été obtenus chez 727 personnes (79 %). Dans les 2 groupes des patients ont arrêté de prendre des médicaments pour dormir. Presque 1 personne sur 5 (19%) dans l’étude ont arrêté de prendre des médicaments pour le sommeil (18% dans le groupe avec le support ligne et 20% dans le groupe de soins habituels). Avoir accès au programme interactif d’apprentissage en ligne n’a pas permis que plus de patients arrête de prendre des médicaments pour dormir que avec seulement les consultations habituelles chez leur médecin traitant. L’interview des patients montre que la motivation mais aussi les conseils et le suivi avec le médecin généraliste étaient très importants pour arriver à arrêter de prendre des médicaments pour dormir. Plus de détails sur l'étude peuvent être trouvés dans le rapport clinique, via le lien à droite, une fois l'étude publiée. Ou dans la publication, également disponible via le lien à droite. Les personnes ayant participé à l'étude recevront un résumé des résultats directement de leur médecin de famille/traitant. |
| Title | The effectiveness of a blended care program for the discontinuation of benzodiazepines use for sleeping problems in primary care: a clustered randomized trial (KCE-17016) |
| Participants (P) | Patients in primary care with chronic benzodiazepine (BZD) use for primarily sleeping indication |
| Intervention (I) | An interactive e-learning programme delivered through a secured web-based platform for patients and general practitioners (GPs), blended with face-to-face contacts between the involved GP and patient. The e-tool provides psycho-education about sleep and sleeping disorders, sleeping medication and its associated risks, non-pharmacological alternatives and tapering of (z-)BZD. |
| Control (C) | Patients will receive ‘usual care’ left at the discretion of the treating GP. GPs are expected to follow the Belgian guidelines as described in the most recent online version of “Anxiety, stress and sleeping problems A toolbox for general practitioners.” or “Sleeping pills and sedatives. How to assist your patients in the search for other solutions?” which are available both in French and Dutch. The recommended approach proposed in this toolbox typically involves education of the patient about the harmful effects of chronic (z-)BZD use and the alternatives, and advice to discontinue (z-)BZD use. |
| Outcome (O) | Proportion of patients that discontinued (z-)BZD use at 12 months assessed by toxicological screening |
| Trial Design | Cluster randomised trial at level of GP practice |
| Sample Size | 1182 patients |
| Trial duration | 20 months (FPI-CSR) |
| Budget | €2.2 million (incl. VAT) |
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Sponsor |
UZ Leuven |
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Chief Investigator |
Prof. Dr. Catharina Matheï Academic Centre for General Practice, KU Leuven |
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Trial coordinator |
Kristien Coteur |
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Participating investigators |
120 GPs |
| Protocol | View protocol BMJ Open |
| Results | Download report View publication Sleep |
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