Pour les besoins de la recherche sur la reconstruction du sein après cancer, le KCE a analysé les données hospitalières (2008-2011) relatives à ces interventions.
De l’impressionnante masse de chiffres brassée, nous pouvons en épingler trois :
- 1 femme sur 7 fait le choix d’une reconstruction post-mastectomie (totale ou partielle)
Ce chiffre porte sur les années 2008-2011 et montre une tendance à la hausse. En 2015, nous sommes probablement plus près de 1 femme sur 5.
- 1/3 des reconstructions sont immédiates (ou dans la semaine qui suit l’intervention) et 2/3 sont différées (la majorité se faisant entre 3 mois et 2 ans après l’intervention).
Pour une bonne partie des femmes, la reconstruction n’est envisagée que lorsque la maladie est sous contrôle.
- 50% des reconstructions se font par prothèse mammaire et 50% par reconstruction autologue (lambeau) dont 32% de DIEP (Deep Inferior Epigastric Perforator)
Parmi les reconstructions par lambeau, le DIEP est de loin la technique la plus souvent pratiquée. Cette technique par lambeau libre a été mise au point et propagée par une équipe universitaire belge, ce qui explique qu’elle est plus souvent pratiquée dans notre pays que chez nos voisins.
Technique de DIEP
Reconstruction du sein après un cancer : quels honoraires seraient raisonnables ? Pour voir la vidéo et le rapport, cliquez ici.